Requiem pour une Europe qui doit mourir, ode à une Europe espérée


1. En ces jours de Covid-19, nous voyons comment la société et les classes populaires et ouvrières s'organisent en réseaux de solidarité et de soutien mutuel. Nous assistons à une renaissance de l’action communautaire et de l'attention portée aux personnes les plus vulnérables. Nous voyons comment le dur travail de la communauté des soins de santé est reconnu chaque jour, la centralité des travailleurs domestiques et des travailleurs qui s'occupent des malades et des personnes dépendantes, l'héroïsme de tant de saints du quotidiens, comme le pape François aime les appeler, malgré toutes les difficultés et malgré le fait que nous avons toujours été inoculés par le virus de l'individualisme, et plus encore par ce capitalisme prédateur et fratricide qui nous a amenés au bord du précipice.

2. Par conséquent, si ce tissu humain se reconstruit à partir du petit, avec beaucoup de gouttes d'amour, d'humilité et de générosité, nous aspirons à voir ces dynamiques dans les instances qui nous gouvernent et aussi dans les entreprises où nous travaillons. Ainsi, il est douloureux de voir comment, en Europe et dans les institutions communautaires, les gouvernements des États membres reproduisent des dynamiques pour leur intérêt propre qui étaient déjà présentes, sans aller plus loin, dans la crise financière de 2008, et qui doivent être surmontées en cette période très grave.

 

Aux frères et aux soeurs des mouvements et organisations populaires

Chers amis,

Je pense souvent à nos rencontres : deux au Vatican et une à Santa Cruz de la Sierra et je vous avoue que ce « souvenir » me fait du bien, me rapproche de vous, me fait repenser à tant de discussions partagées durant ces  rencontres et aux nombreux projets qui en sont nés et y ont mûri, et dont beaucoup sont devenus réalité. Aujourd’hui, en pleine pandémie, je pense particulièrement à vous et je tiens à vous dire que je suis à vos côtés.

En ces jours de grande angoisse et de difficultés, nombreux sont ceux qui ont parlé de la pandémie dont nous souffrons en utilisant des métaphores guerrières. Si la lutte contre le COVID-19 est une guerre, alors vous êtes une véritable armée invisible qui combattez dans les tranchées les plus périlleuses. Une armée sans autres armes que la solidarité, l’espoir et le sens de la communauté qui renaissent en ces jours où personne ne peut s’en sortir seul. Vous êtes pour moi, comme je vous l’ai dit lors de nos rencontres, de véritables poètes sociaux qui, depuis les périphéries oubliées, apportez des solutions dignes aux problèmes les plus graves de ceuxqui sont exclus.

Je sais que très souvent vous n’êtes pas reconnus comme il se doit, car dans ce système vous êtes véritablement invisibles. Les solutions prônées par le marché n’atteignent pas les périphéries, pas plus que la présence protectrice de l’État. Vous n’avez pas non plus les ressources nécessaires pour remplir sa fonction. Vous êtes considérés avec méfiance parce que vous dépassez la simple philanthropie à travers l’organisation communautaire, ou parce que vous revendiquez vos droits au lieu de vous résigner et d’attendre que tombent les miettes de ceux qui détiennent le pouvoir économique. Vous éprouvez souvent de la colère et de l’impuissance face aux inégalités qui persistent, même lorsqu’il n’y a plus d’excuses pour maintenir les privilèges. Toutefois, vous ne vous renfermez pas dans la plainte : vous retroussez vos manches et vous continuez à travailler pour vos familles, pour vos quartiers, pour le bien
commun. Votre attitude m’aide, m’interroge et m’apprend beaucoup.

comeceCEC

RESTONS UNIS

C’est le moment de montrer notre engagement envers les valeurs européennes

La pandémie COVID-19 et ses conséquences désastreuses ont frappé l'Europe et le monde entier de plein fouet. Mettant à l'épreuve chaque personne, famille et communauté, la crise actuelle a mis au jour les vulnérabilités et les certitudes apparentes de notre politique, de notre économie et de nos sociétés. Cependant, ces temps difficiles nous permettent également de redécouvrir notre humanité commune en tant que frères et soeurs. Nous pensons aux nombreuses personnes qui, chaque jour, sèment l'espoir en faisant preuve de charité et de solidarité.

Nous aimerions prier avec une profonde gratitude pour tous ceux qui servent leurs semblables avec empathie et chaleur en les soutenant de manière désintéressée : les médecins, le personnel infirmier, les prestataires de services de base, les forces de l'ordre, et les personnes impliquées dans la pastorale. Nous souhaitons prier pour toutes les personnes qui souffrent pendant cette crise, en particulier les malades, les personnes âgées, les pauvres, les exclus et les enfants qui connaissent l'instabilité familiale. Nous nous souvenons également dans nos prières de toutes les personnes décédées.

Prière pour notre monde en souffrance

Seigneur,

nous venons devant vous en ces temps sombres et difficiles.

Nous venons vous expliquer la douleur et la mort

que provoquent cette pandémie qui décime nos peuples.

Nous faisons nôtres les paroles du psalmiste :

" Je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart,

mon Dieu dont je suis sûr ! »

C’est lui qui te sauve… de la peste maléfique…

Tu trouves sous son aile un refuge… Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit…

ni la peste qui rôde dans le noir,

ni le fléau qui frappe à midi" (Ps 91, 2-6).

 

Seigneur,

en vous nous avons confiance en ces instants

où tant de nos frères et sœurs,

si faibles, vivent dans leur chair

la douleur de la Passion et de la Mort de Jésus-Christ, votre Fils.

 

 

Le Mouvement des Travailleurs Chrétiens de l'Europe (MTCE) exprime son soutien total à toutes les initiatives qui se déroulent à l'occasion du 3 mars, Journée Internationale du Dimanche Libre de Travail. En cette année 2020, le MTCE propose la réflexion suivante.

Dans le monde du travail, nous nous trouvons dans une situation nouvelle qui nous demande d'ouvrir de nouvelles voies à la fraternité, à la solidarité et à la sensibilité à la souffrance et à l'injustice afin qu'il soit possible pour les gens d'être et de vivre. Le modèle social dans lequel nous vivons, façonné principalement par la façon dont le travail humain est conçu et traité, est un grand obstacle pour l'organisation sociale et les relations et institutions sociales à favoriser ce qu'elles devraient toujours servir : que les gens puissent réaliser leur être et vivre selon leur dignité, que nous puissions réaliser notre humanité à l'image et à la ressemblance de Dieu. C'est ce qui est radicalement en jeu aujourd'hui et pour l'avenir : que les gens puissent réaliser leur être et vivre selon leur dignité, et il est très important que nous prenions réellement en charge cette situation dans laquelle le modèle social qui a été configuré nous place:

MTCE

Déclaration finale du Séminaire "L'œuvre numérique - Entre le désir d'autodétermination et la nécessité d'une réglementation juridique et du travail", tenu du 17 au 19 octobre 2019 à Ostende (Belgique)

 

¡ Une vie digne pour TOUS à l'ère du numérique !

Le Mouvement des Travailleurs Chrétiens de l´Europe (EBCA/ECWM/MTCE) a organisé du 17 au 19 octobre 2019 à Ostende, en Belgique, un séminaire intitulé " L'œuvre numérique - Entre le désir d'autodétermination et la nécessité d'une réglementation juridique et du travail ". 37 représentants des organisations membres de plus de 11 pays européens ont participé au séminaire, et tous y ont apporté leurs expériences et perspectives.

Conclusions des dialogues

La numérisation bat son plein, progresse à un rythme accéléré et change nos vies tant dans le domaine privé que professionnel. C'est un phénomène qui touche l'ensemble de notre société et a évidemment un grand attrait, qui alimente son développement et son importance. Cependant, ce phénomène - comme beaucoup d'autres - peut être décrit comme ambivalent et nous comprenons qu'il est de notre devoir de contribuer à la configuration de ce processus en comprenant ses principes, en reflétant ses effets sur la base de notre horizon de valeurs et en considérant comment et ce que nous pouvons contribuer à sa configuration comme acteurs. Il est également important que nous examinions avec autocritique l'utilisation des médias numériques.

Il est frappant de constater qu'il existe un fossé dans la société en ce qui concerne la numérisation. D'autre part, il y a aussi un grand nombre de personnes qui, jusqu'à présent, n'ont eu que peu ou pas accès aux nouveaux médias et qui, en raison de la grande importance de la numérisation dans le domaine public et professionnel, courent le risque de perdre le contact avec la société. Ce problème est aggravé par le fait que le développement numérique est très rapide et évolue dans toutes les directions à une telle vitesse que les décideurs politiques ont jusqu'à présent à peine réglementé le processus, ce qui aggrave en particulier la situation de ceux qui sont écartés dans ce processus.

Les dernières élections européennes nous ont donné l'occasion de nous concentrer sur la mosaïque riche et diverse que représente l'Union européenne. En même temps, c'est l'occasion de réfléchir à ce qu'a été et est l'UE et à l'orientation qu'elle devrait prendre dans un avenir proche.

Le concept de l'UE est celui d'une maison commune habitée par des personnes de caractères, de coutumes et de positions très différents. C'est une richesse énorme qui doit être respectée et entretenue. En même temps, il faut dire que, pour les mêmes raisons, notre continent n'est pas un paradis et que la coexistence n'a naturellement pas toujours été idyllique, car il existe de nombreuses réalités que nous considérons - à juste titre - douloureuses, désagréables ou regrettables.

Mais commençons par là, pour qu'il apparaisse peut-être à la fin de cette réflexion. Dès le début, l'objectif principal de l'Union européenne a été la coexistence pacifique des nations. Et il faut dire que cet objectif a été atteint d'une manière merveilleuse. Nous sommes privilégiés que l'Europe ait connu une longue période de paix, ce qui, d'un point de vue historique, est exceptionnel. La préférence a été donnée à la résolution des conflits autour d'une table, sur la base du dialogue.

 

Le MTCE (Mouvement des travailleurs chrétiens de l'Europe) est une coordination des mouvements de travailleurs chrétiens de 10 pays européens, luttant pour une Europe socialement juste, fondée sur l'Evangile et la doctrine sociale de l'Église. En vue des élections au Parlement européen, qui se dérouleront du 23 au 26 mai 2019, nous présentons nos principales revendications. De cette manière, nous assumons notre responsabilité en tant que citoyens de l'Union européenne (UE) en présentant notre point de vue des travailleurs chrétiens.

Le critère de toute action politique

Le fondement de nos positions est la dignité de chaque personne et notre condition de filles et de fils de Dieu. La politique à tous les niveaux doit protéger cette dignité et la promouvoir, ce qui, pour les chrétiens, est une exigence de l'Évangile.

Conséquences et suggestions

Nous considérons les demandes suivantes, d’une importance vitale pour le développement de nos sociétés dans le contexte européen:

  • • La dimension sociale de l'UE doit obliger les États membres à rendre justice à tous les êtres humains concrets, compte tenu de leurs préoccupations et de leurs besoins, car plus de 120 millions de personnes en Europe risquent de sombrer dans la pauvreté et l'exclusion sociale. La dignité de chacune de ces personnes exige une réponse urgente.
  • • Comme suggéré la Commission sociale de la COMECE (Commission européenne des conférences épiscopales) dans son document de novembre 2018, "Modéliser l'avenir du travail", nous demandons à tous les efforts déployés pour configurer le travail selon les critères de la dignité humaine (conditions de travail équitables, revenus décents, horaires de travail équilibrés), durabilité (assumer notre responsabilité par une action écologique), cogestion par le dialogue social et participation de tous au processus de travail.

Du 14 au 16 février a eu lieu à Milan la VIIe Semaine Sociale Européenne. La devise était "Solidarité, subsidiarité et bien commun - des moyens de surmonter la pauvreté et les inégalités sociales en Europe".

Près de 100 personnes de 21 pays d’Europe, représentant des organisations, des partis, des syndicats et des mouvements chrétiens préoccupés par la justice et les droits sociaux y ont assisté. M. Antoine Hérouard, président de la Commission Sociale de la COMECE et évêque auxiliaire de Lille (France), était également présent. Au nom du MTCE, nous avons assisté à deux représentants.

Les présentations, et panels suivants ont été développés:

- Comment sortir de la crise sociale en Europe

- Les changements qui nous attendent dans le monde du travail: un travail pour tous?

- La numérisation de l'économie et du travail

- Réalité et nouveaux défis du dialogue social

- Le nouvel ordre social européen

Le Mouvement des Travailleurs Chrétiens d'Europe (MTCE) a participé à la conférence "Construire l'avenir du travail. Une contribution à l'initiative du centenaire de l'OIT vue sous l'angle de la foi" convoquée par la Commission des Conférences Épiscopales de l'Union Européenne (COMECE) le 27 novembre à Bruxelles.

Le monde du travail est confronté à de profonds changements. La numérisation, l'accélération de la mondialisation, l'intelligence artificielle et la nécessité d'une transition écologique modifient les conditions et la notion de travail et d'emploi. Pour relever ces défis, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) a lancé l’Initiative sur l’avenir du travail dans le cadre du centenaire de cette agence de l’ONU prévue pour 2019.

Du 18 au 20 octobre 2018 s'est tenu à Birmingham (Angleterre) le séminaire annuel du MTCE sur le thème : " Le travail numérique - travailler à tout moment et en tout lieu - impact sur les travailleurs et leurs familles ".

Nous avons réuni des représentants de 12 mouvements ouvriers chrétiens de 10 pays européens pour discuter de l'impact des technologies numériques sur les individus, les familles et la vie sociale.

Le séminaire s'est déroulé dans différentes dynamiques de travail : communication d'expériences et de témoignages, présentations d'experts, travail en groupe, dialogues en plénière, etc.

Le séminaire était structuré en trois parties : VOIR, JUGER et AGIR. C'est la pédagogie formatrice propre à nos mouvements.

La première partie (VOIR) a commencé par la communication des expériences autour du thème. Les expériences du Portugal, de l'Espagne et de l'Allemagne ont été partagées. Des témoignages de travailleurs ont été présentés : Travail à domicile à l'aide d'un ordinateur en connexion permanente avec l'entreprise. Travail de livraison de nourriture à bicyclette. Vie familiale influencée par les nouvelles technologies de communication. Campagne d'information et de sensibilisation pour le travail décent, etc.

 

(Résultat du séminaire du MTCE sur le thème : «Travail décent et emploi précaire» qui s’est tenu du 12 au 15 juillet 2017 à Avila, Espagne)

Nous constatons que :

Beaucoup de personnes dans le monde vivent dans des conditions indignes parce que leurs besoins de base ne sont pas garantis. Elles n’ont ni terre, ni travail, ni toit pour pouvoir jouir d'une vie digne. La mondialisation de l'économie ne va pas de pair avec une mondialisation des droits sociaux. Le pouvoir des entreprises multinationales rend impossible, à bien des égards, un développement politique qui respecte les convictions des personnes. Le capitalisme est souvent une force motrice du progrès économique, mais qui n’est pas assorti d’une responsabilité sociale et écologique. Le travail se transforme en emploi précaire qui, d'une part, affecte la santé et, d'autre part, marginalise. Les personnes n’ont pas toutes les mêmes chances dans la vie. La pauvreté et la faim continuent à croître. Beaucoup de gens sont contraints de quitter leur pays d'origine à cause de la guerre et des destructions ou à cause de la pauvreté. Le sort des réfugiés et des migrants nous montre à l’évidence l'injustice de l'ordre économique mondial actuel. «Cette économie tue !» dit le pape François dans sa lettre apostolique Evangelii Gaudium.

 

Soixante participants de onze pays d'Europe se réuniront du 12 au 15 juillet au CITES (Centro internacional Teresiano-Sanjuanista) du diocèse d'Ávila à l'occasion du Séminaire annuel et de l'Assemblée générale du Mouvement des Travailleurs Chrétiens d'Europe (MTCE).

Le Séminaire, qui se tient pour la deuxième année consécutive à Avila, se penchera sur la situation vécue en Europe par rapport au travail décent et l'augmentation alarmante de la précarité partout sur le continent.

La première partie du séminaire sera consacrée à l'analyse sur base d'expériences personnelles des conséquences des changements actuels sur le monde du travail. Des militants de la KWB Belgique et des membres de l'organisation HKD Napredak de Bosnie interviendront à ce propos. Des réflexions et des débats auront lieu à propos de la situation des migrants et des réfugiés, du désespoir vécu par tant de personnes et de l'immobilisme quasi absolu des institutions européennes

Alberto Plaza, jésuite, directeur de Pueblos Unidos et membre du Service jésuite aux migrants en Espagne accompagnera les participants dans leur réflexion.

Un second volet du Séminaire abordera le rôle de l'OIT et des organisations de travailleurs en matière de travail décent. Un exposé sera présenté dans ce sens par Bernard Thibault, qui fut secrétaire général de la CGT de 1999 à 2013 et est aujourd'hui membre du Conseil d'administration de l'OIT en France.

Le père Gérard Müller, accompagnateur du MTCE, proposera de jeter un regard sur le monde du travail à la lumière de la Parole de Dieu et de la doctrine sociale de l'Eglise. Après cette intervention, les participants se réuniront en groupes de travail pour approfondir la situation évoquée lors des différents exposés.

Le vendredi 14, les participants au séminaire visiteront deux expériences liées au travail décent à Ávila. Ils découvriront le travail mené par Cáritas diocesana pour soutenir la création de petites entreprises et le Centre spécial pour l'emploi des personnes handicapées: La Casa grande de Martiherrero. Après ces visites une action publique est prévue et malgré la barrière linguistique, les participants iront à la rencontre de la population d'Avila pour connaitre son opinion à propos du travail décent.

Une fois le Séminaire terminé débutera l'Assemblée du MTCE qui axera ses travaux sur la préparation de l'Assemblée générale du Mouvement Mondial de Travailleurs Chrétiens (MMTC) qui se tiendra quelques jours après la rencontre européenne.

Pour plus d'informations, veuillez contacter Manolo Copé, coordinateur du MTCE au numéro de téléphone +34650574823.

 


“Il est temps de favoriser les politiques de l’emploi, mais il est surtout nécessaire de redonner la dignité au travail, en garantissant aussi d’adéquates conditions pour sa réalisation”

Pape François, Discours au Parlement européen en 2014


Nous vivons aujourd’hui une période de mutations profondes dans le monde du travail et des travailleurs. Des changements qui provoquent d’énormes souffrances et une grande désorientation. Nombre de nos camarades vivent ces changements de manière résignée. Les travailleurs chrétiens d’Europe et d’ailleurs pensent qu’en tant qu’Eglise incarnée dans la réalité du monde ouvrier et du travail, ils ne peuvent détourner leur regard d’une telle situation. Ils doivent faire face à ces changements ayant la volonté de construire une vie personnelle et sociale plus humaine et plus fraternelle.


Parmi les transformations les plus significatives, il y a la manière de comprendre et d’organiser le travail humain. C’est pourquoi, alors que l’Eglise et d’autres organismes internationaux, en particulier des organisations syndicales, revendiquent depuis de longues années un travail décent, nous faisons plutôt l’expérience d’un travail de plus en plus indécent, soit parce qu’il n’y a pas de travail ou parce que celui-ci est devenu précaire et ne nous permet pas de vivre en dignité.